Guinée-Bissau

Aperçu

La Guinée-Bissau dispose d’une faible population de croissance rapide, estimée à 1,5 million d’habitants (INE, 2013). Plus de la moitié de la population a moins de 18 ans et la proportion de la population âgée de 0 à 34 ans s’élève à 80 % (projection démographique pour 2016). En 2016, le pays occupait le bas du classement de l’indice de développement humain (IDH), classé 178e sur 188 pays (PNUD, 2016). La majorité de la population (69 %) vit avec moins de 2 USD par jour (Banque mondiale, 2010) et une personne sur deux est analphabète.

Le pays traverse une instabilité politique depuis plusieurs décennies, ce qui a entraîné une dégradation les conditions de vie et aggraver les tensions sous-jacentes. L’absence de mécanisme de responsabilisation dans le système politique est une des causes des conflits récurrents. Cette situation a contribué à l’échec ou à l’inefficacité des institutions étatiques, en particulier dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la réduction de la pauvreté. Près d’un sixième de la population, qui vit dans les zones rurales, est confronté à de nombreuses difficultés d’accès aux services de base. Le manque de ressources et l’extrême pauvreté aggravent la situation.

Bon nombre de jeunes bissau-guinéens s’embarquent dans la migration à la recherche de meilleures conditions de vie à l’étranger. La migration irrégulière, en particulier dans les régions de Gabu, Oio et Bafata, est devenue un phénomène très répandu ces derniers temps, avec un nombre croissant de jeunes qui tombent dans les mailles des passeurs sans scrupules et, dans certains cas, perdent la vie en traversant le désert sur la Route de la Méditerranée centrale. Le manque de connaissances sur les dangers de la migration irrégulière, en particulier parmi les populations rurales de Guinée-Bissau, est un sérieux problème auquel il faut apporter des solutions.

En outre, selon les rapports de responsables gouvernementaux et non gouvernementaux, la Guinée-Bissau est fortement touchée par la traite des personnes, notamment la traite des enfants à des fins de travail forcé et d’exploitation sexuelle. Le trafic des enfants (appelés talibés), confiés par leurs parents aux prétendus chefs religieux (marabouts) sous prétexte d’une éducation religieuse, est particulièrement la forme de trafic la plus évidente et la plus constatée dans le pays. Cependant, dans la plupart des cas, ces enfants finissent par être astreints au travail forcé ou à la mendicité et subissent de graves abus de la part de leurs trafiquants ou dans la rue.

 

Activities

Initiative UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants

Dans le cadre de l’Initiative conjointe UE-IOM pour la protection et la réintégration des migrants, l’OIM soutient la réintégration de 700 migrants de retour par le biais de projets individuels, collectifs et communautaires de réintégration impliquant la formation, les études ainsi que des activités génératrices de revenus, en particulier dans les domaines de l’agriculture, du commerce, de la menuiserie ou de la couture. Des mécanismes de protection sont également mis en place pour une assistance juridique et psychologique spéciale destinée aux cas vulnérables. Dans le cadre de cette initiative, l’OIM renforce également les capacités du Gouvernement à gérer la migration de retour et à sensibiliser le public sur les risques de la migration irrégulière et sur les possibilités qui s’offrent aux jeunes en Guinée-Bissau.

Financement : Fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique


ccroître la sensibilisation sur la traite des enfants et renforcer la protection des victimes

L’objectif principal de ce projet de 12 mois est de soutenir les efforts du Gouvernement de la Guinée-Bissau dans la lutte contre la traite des personnes, en renforçant ses capacités à prévenir et à protéger efficacement les enfants victimes et ceux potentiellement cibles de la traite. Parmi les bénéficiaires figurent les enfants exposés au risque de traite, les victimes de la traite, le public, les autorités judiciaires et de la police. L’OIM apportera un soutien direct à 150 enfants talibés. Elle dispensera également une formation ad hoc sur les mécanismes d’orientation des enfants et le suivi des cas de traite d’enfants. Elle mettra en œuvre des activités de sensibilisation des membres de la communauté afin d’améliorer les connaissances sur la prévention de la traite des enfants, la communication et la sensibilisation.

Financement : Ambassade des États-Unis à Dakar


Profil migratoire

Pour faire face au manque de données fiables sur la migration en Guinée-Bissau, l’OIM soutient le Gouvernement de la Guinée-Bissau à élaborer son profil migratoire. Ce profil fournira un cadre de collecte, de manière structurée, des informations existantes sur les migrations provenant de différentes sources, tant au niveau national que régional, et un moyen d’identifier et d’élaborer des stratégies de réponse aux besoins en matière de données et d’élaboration de politiques. Les profils migratoires visent à renforcer la base de données et à encourager l’élaboration de politiques migratoires fondées sur des données factuelles.

Financement : Free Movement and Migration in West Africa Programme (FMM)

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West And Central Africa - Regional Mobility Mapping (October 2018) en
Assistance to Voluntary Humanitarian Return 2017/2018 en
Regional Policies and Response to Manage Pastoral Movements within the ECOWAS Region en
Guidelines for the Harmonization of Migration Data Management in the ECOWAS Region en