Communiqué
Local

L’OIM au Ghana et ses partenaires discutent des questions de sécurité frontalière à travers l’engagement communautaire dans le Upper East Region

Réunion de lancement à Paga, dans le Upper East Region du Ghana/crédit photo : OIM Ghana

Événement communautaire à Mognori, dans le Upper East Region du Ghana/crédit photo : OIM Ghana

Réunion de lancement à Paga, dans le Upper East Region du Ghana/crédit photo : OIM Ghana

Accra – L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en collaboration avec le Centre d’études sur les migrations (CMS) de l’Université du Ghana Legon, avec un financement du Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies pour la sécurité humaine et du Bureau des affaires internationales de stupéfiants et de répression du Département d’État américain, a réuni des parties prenantes et des membres des communautés pour discuter et valider les conclusions d’une étude sur la perception de la sécurité et la vulnérabilité des membres des communautés frontalières à Paga, Kulungugu, Namoo, Mongnori, Pulimakom et Pusiga dans la région du nord-est du Ghana.

Une série d’événements communautaires ont eu lieu entre le 31 octobre et le 5 novembre 2022 dans le cadre des projets « Renforcer la sécurité frontalière et la résilience des communautés frontalières dans le Golfe de Guinée » et « Renforcement de la résilience communautaire et de la cohésion sociale dans les communautés frontalières du nord du Ghana ». Ces projets visent à renforcer l’engagement entre l’État et les communautés frontalières ciblées en renforçant la confiance entre les communautés frontalières et les agents de gestion des frontières, en développant la résilience des communautés et en améliorant la sécurité des frontières.

« Les efforts de l’OIM viennent en complément de ceux du Gouvernement du Ghana pour protéger nos frontières et nos communautés frontalières de l’influence des organisations extrémistes violentes. Par conséquent, la connaissance de la perception de la sécurité et de la vulnérabilité des membres de la communauté est nécessaire pour concevoir des interventions sur mesure afin de favoriser la cohésion communautaire et la sécurité des frontières », a déclaré Akua Nyamekye Darko, Assistant du Programme de Gestion de l’Immigration et des Frontières (IBM) à l’OIM Ghana.

Les participants à la réunion - des représentants du Service d’immigration du Ghana (GIS), de la Division des douanes des services fiscaux du Ghana, des services de police du Ghana (GPS), de l’armée ghanéenne, des services de santé dans les ports, du Bureau national des renseignements, des autorités traditionnelles, des groupes de jeunes et de femmes ainsi que des chefs religieux des communautés frontalières - ont discuté et validé les résultats de l’étude réalisée par le Centre d’études sur les migrations, dans le but de renforcer la cohérence des politiques dans le domaine de la gestion de la sécurité des frontières.

Les autorités traditionnelles, représentées par l’Assemblyman de Kulungugu, Seidu Issah, ont déclaré que certains terroristes viennent au Ghana pour y trouver refuge, et que les services de sécurité devraient coopérer avec les membres des communautés pour leur permettre de partager des informations vitales. Il a ajouté que les moyens de subsistance des personnes vulnérables des communautés devraient être améliorés afin de décourager la divulgation d’informations à des personnes extérieures pour de l’argent.

Le Commissaire Maxwell Disurri, chef de la police de Bawku, a déclaré qu’il était « impératif que la police participe à cet atelier, car elle est un acteur clé de la sécurité des frontières ». Il a réitéré la nécessité pour la communauté d’aider les services de sécurité à maintenir la paix dans la région.

Bien que les membres des communautés voient les agents du GIS en ville, beaucoup de personnes ne sont pas conscientes du rôle du GIS. « J’espère qu’après cette réunion, les communautés comprendront mieux la nécessité de coopérer avec le GIS pour empêcher les personnes aux idées extrémistes d’entrer dans le pays », a déclaré le C.S.I. Ebenezer Arhin du poste-frontière de Kulungugu.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Nnamdi Iwuora, Gestionnaire de programme, Gestion de l’immigration et des frontières (IBM), OIM Ghana, email : niwuora@iom.int, téléphone : +233 30 274 2930.

SDG 10 - INÉGALITÉS RÉDUITES